Tatiana Perreard
Valse, 70×140 cm, huile sur toile, 2025
« Je m’intéresse au moment où la forme cesse d’être un corps et devient une expérience.
En m’inspirant de Camille Claudel et de sa « Valse », je n’ai pas travaillé sur l’image de la danse, mais sur l’état de fusion — émotionnelle, physique, fatidique. L’histoire de Claudel, sa relation avec Rodin, son obsession pour la forme et les sentiments, c’est l’histoire d’une femme artiste pour qui l’amour, la création et la destruction se sont avérés indissociables.
Dans mon travail, les figures semblent perdre leur poids. Elles ne reposent pas sur le sol, elles ne sont retenues que par elles-mêmes. Il s’agit de dépendance, de l’impossibilité de séparer le « je » du « tu », de la frontière entre l’amour et la dissolution.
La peinture m’a permis de faire ce que la sculpture ne peut pas faire : dissoudre la matérialité, ne laisser que la trace du mouvement, la lumière, le souffle et le souvenir du toucher.
C’est un tableau sur la façon dont le sentiment transcende la forme. Et comment la forme tente malgré tout de retenir le sentiment. «
Tatiana Perreard